ANRU
Historique
La Ville fait acte de candidature en 2003 et obtient une dérogation à l’article 6 de la loi du 1er août 2003 en fin d’année 2004.
Les études sont conduites au premier trimestre 2005 et permettent de structurer et de déposer un dossier chiffré le 15 décembre 2005.
Quatre comités de pilotage ont réuni les maîtres d’ouvrage et les partenaires financiers de la Ville :
• Le 7 mars 2005 : proposition d’une méthodologie de travail ;
• Le 19 mai 2005 : présentation des orientations d’intervention sur les deux périmètres retenus ;
• Le 29 juin 2005 : présentation des études conduites, des opérations potentielles et du projet de maquette financière ;
• Janvier 2006 : transmission du dossier ANRU à chaque membre du Comité de Pilotage ;
• Le 16 mars 2007 : présentation du dossier et des opérations proposées au Comité National d’Engagement ;
• Le 2 Juillet 2007 : passage devant le Comité National d’Engagement ;
• Le 9 Juillet 2007 : conclusion favorable du Comité National d’Engagement ;
• Le 24 Décembre 2007 : envoi de l’ANRU de la convention financière à la Préfecture ;
• 2008 : signature de la convention par les 18 partenaires.
Le projet de renouvellement urbain
Malgré des politiques publiques scrupuleusement suivies depuis de nombreuses années, la reconversion des quartiers en difficulté n’est pas acquise et une politique plus volontariste encore que celle précédemment menée est nécessaire pour rendre irréversible les efforts déjà consentis et à venir.
L’état de certains secteurs est caractéristique de l’habitat indigne et aboutit à une spécialisation du marché du logement jouant un rôle d’habitat refuge pour les populations « captives » les plus démunies. La dégradation physique du bâti et de l’environnement urbain se matérialise par des îlots très dégradés, une absence d’entretien des immeubles et la présence de logements sans confort. Les causes structurelles d’insalubrité sont liées à l’organisation urbaine et à la typologie des immeubles que les réhabilitations développées dans le cadre d’OPAH n’ont pu complètement transformer.
Dans le même temps, la première « couronne » a subi des mutations inquiétantes : Les administrations ont quitté la partie Nord pour des secteurs plus accessibles. Les premières usines construites hors remparts dans la partie Sud ont disparu ou se sont redéployées dans les Parcs d’Activités créés à cet effet, laissant là leurs friches industrielles. La Gare a été fermée et l’habitat constitué essentiellement d’immeubles HLM et de copropriétés privées a cumulé les difficultés sociales et patrimoniales. En parallèle, la dégradation de la première couronne devient un point de blocage et interdit un éventuel développement urbain et social du centre ancien.
L’échec relatif de ces actions démontre que le cœur de ville ne dispose plus des facteurs endogènes de développement. Sa redynamisation passe par une mise en réseau de fonctions urbaines et de facteurs de développement économiques à une plus grande échelle.
C’est dans de contexte que la municipalité a choisi de mettre en place un projet global intégrant dans un même effort la réhabilitation du logement dégradé et souvent insalubre, la restructuration des îlots en difficulté fonctionnant partiellement en ghetto, le développement des équipements publics, la redynamisation du petit commerce, la mobilisation du potentiel économique, et la restauration d’une mixité sociale aujourd’hui très insuffisante, dans la diversité des partenariats et des financements.
Les périmètres de programmation proposés recouvrent des secteurs dont les dysfonctionnements présentent des caractéristiques différentes : Un centre ville qui ne joue plus son rôle d’échanges pour l’un, un ancien « faubourg » devenu entrée de Ville pour l’autre, leur traitement relève d’une programmation d’ensemble.
Une intervention conjointe et coordonnée sur ces deux secteurs est indispensable pour y développer des programmes de logements et d’équipements complémentaires et y conduire une politique de peuplement cohérente, respectueuse du souhait des populations concernées.

