Hier, Martelly…
Le site Martelly était sur les limites de la ville du XIVème siècle, à l’aplomb des anciens remparts. Ceux-ci enfermaient l’hôtel du Patti, la placette des Fainéants et longeaient la rue Maximim Isnard. Il n’est donc pas étonnant que le site Martelly, lieu historique d’entrée de ville, constitue encore aujourd’hui la « porte » Nord du centre ancien.
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Jusqu’au début du XIXème siècle, le site est principalement occupé par le couvent des Cordeliers, à l’emplacement de l’actuel Monoprix, dont l’église se trouvait en limite Nord et le cimetière à l’emplacement du parking Martelly.
Un ensemble de petites maisons et jardins s’étageaient entre la place du Patti des Cordeliers et le cimetière. L’agglomération se limitait alors au ruisseau de Roquevignon, qui se jette un peu plus bas dans le ruisseau du Rossignol. Le plan de la Ville de Grasse de 1848 confirme la croissance urbaine du secteur et l’existence de chemins importants (en jaune sur le plan de 1848), futurs boulevard Gambetta, avenue Etienne Caremil et route de Nice.
Délaissée, vers 1830, l’église est exploitée comme halle marchande. Dans les années 1870, l’ensemble est loué par les frères Merle contre l’engagement de reconstruire sa toiture, et devient le siège de la société Bruno Court. La parfumerie Notre Dame des Fleurs exploitait les bâtiments de l’ancien couvent des Cordeliers, notamment l’église qui est devenu le principal atelier, ainsi que les terrains et constructions situés en contrebas de la place de la Buanderie, à l’emplacement de l’actuel parking.
Dans la seconde moitié du XIXème siècle, une place est aménagée et plantée sur le cimetière, de plain pied avec la place du Patti. S’y trouvaient également un jeu de boules et un jeu de basket. La place Martelly semblait alors présenter au Nord du centre ville la même convivialité que le cours Creps au Sud. De plus, le Syndicat d’Initiative, couplé à un bureau de Postes, se situait à l’extrémité de l’avenue Thiers, à l’angle de la place de la Foux.
Les photographies mettent en évidence le fort dénivelé du site, qui semble compensé par un étagement régulier des constructions et des terrains en restanques successives, supportés par des murs de soutènement. Du fait de cette gradation progressive des constructions, on imagine les vues panoramiques dégagées que l’on devait avoir depuis les bancs de la place Martelly.
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Dans le fond du vallon du Roquevignon, en contrebas de la place Martelly, à l’emplacement de l’actuel bâtiment Rolland, les photos laissent deviner des jardins en restanques et des draps étendus sur les garde-corps de la rue du Riou Blanquet. Etait-ce une blanchisserie ?









